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Technocène

Interdire les réseaux sociaux : un remède pire que le mal ?

Par
W
•
01
February
2026
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La protection des mineurs, cheval de Troie de la surveillance numérique

Ce lundi 26 janvier, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans. L’interdiction des téléphones portables dans les lycées pourrait suivre.

La raison avancée ? Classique : « protéger » les jeunes de contenus jugés « inappropriés » et préserver leur santé mentale. TikTok, Instagram, Facebook… toutes les applications préférées de la Gen Z sont dans le viseur.

C’est indéniable. Véritables oxymores, les « réseaux sociaux » sont un fléau pour la psychée humaine, et surtout celle des plus jeunes. Toujours plus atomisés, ces applications fournissent un substitut trompeur à une authentique socialité … au prix d’une dépression quasi assurée.

Il n’est donc pas étonnant que les plus jeunes vivent aujourd’hui une épidémie dépressive liée au réseaux sociaux, comme l’a montré le Professeur Nicolas Hoertel. Pour autant, doit-on accueillir à bras ouvert cette loi ?

Nous avons affaire à des pompiers pyromanes.

Les technocrates nous proposent des technologies aliénantes pour ensuite nous forcer à prendre un soi-disant « remède ».

Chaque « externalité négative » des technologies appelle son lot de béquilles législatives. Le risque d’accidents routiers va avec le code de la route, les usines qui broient les travailleurs sont accompagnés du droit du travail. L’histoire n’est pas inédite. Mais ici, quelque chose de plus insidieux se déroule.

Sous les apparences de protection des adolescents se cachent en réalité des dispositifs de surveillance de masse.

Gabril Attal ne s’en cache pas : les application incriminées devront intégrer des systèmes de vérification de l’âge des individus, de téléchargement de données d’identité et même de reconnaissance faciale. Le coût de la protection des adolescents serait donc le flicage généralisé de la population.

Cette proposition de loi s’ancre dans un contexte plus large d’escalade de la répression numérique. ChatControl, Euro Numérique, Digital ID : un cortège technologique de surveillance de masse se déploie en ce moment même. Cette nouvelle loi n’est donc pas anodine : c’est la mise en place de fait d’un véritable portefeuille d’identité numérique, ouvrant la porte à un contrôle généralisé.

Ne soyons pas dupes. L’œil de Big Brother s’infiltre toujours par la fenêtre. Et une fois installé, on ne peut plus le déloger.

Chaque concession à cette offensive répressive nous entraîne un pas de plus vers l'anéantissement de toute possibilité de résistance.

Les technocrates ont l’infrastructure et l’État. Nous avons l’organisation et la stratégie.

Pour un monde libre : RÉVOLUTION ANTI-TECH‍

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