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Méduses ou Jancovici ? Contre le nucléaire, prendre parti pour la Nature qui se défend

Par
L.
17
August
2026
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Lundi 10 août, un afflux massif de méduses a obligé la centrale nucléaire française de Gravelines à mettre à l’arrêt trois de ses réacteurs. Comme l’année dernière, leur nombre anormalement élevé (découlant directement du réchauffement climatique et de la pêche industrielle éliminant leurs prédateurs) a paralysé les stations de pompage d’eau de la mer du Nord, qui refroidissent la centrale, poussant à l’arrêt de la moitié des réacteurs.

Après les canicules et les sécheresses gênant le refroidissement des centrales au point d’en forcer plusieurs à la mise à l’arrêt partout en Europe*, dont l’unique centrale de la Roumanie, c’est maintenant des méduses qui viennent par la mer compléter les cours d’eau asséchés, jusqu’à encore une fois contraindre le sacro-saint « nucléaire français ».

Alors que de plus en plus de technocrates pseudo écologistes comme Jancovici cherchent à faire passer le nucléaire pour la meilleure perspective écologiste, les catastrophes naturelles et le vivant en détresse (selon Le Monde c’est 6 milliards de poissons, méduses et crustacés qui meurent chaque année à cause du nucléaire français) nous rappellent en cœur que la nature n’a pas besoin du nucléaire, voire même qu’elle est complètement antagoniste à celui-ci et son monde extractiviste, jusque dans les rivières et mers françaises.

Et même pour nous, humains, dans ce contexte, force est de se questionner sur la pertinence de notre dépendance énergétique à des infrastructures impliquant en amont ravages et pollutions, et en aval permettant l’électrification d’un nombre toujours croissant de techno-saloperies, notamment des data-centers. Et cela d’autant plus qu’au fil du temps le désastre écologique souligne toujours plus la fragilité de cette production d’énergie industrielle.

On ne peut s’empêcher de se souvenir des incidents de Tchernobyl et Fukushima. Le nucléaire est « sûr » tant que le hasard d’une catastrophe naturelle ne révèle pas de nouvelles failles qui n’avaient pas encore été anticipées. Comme, par exemple, un afflux massif de méduses causé par le réchauffement climatique. Catastrophes dont la fréquence et l’imprévisibilité ne pourra que croître dans les prochaines années alors que le climat terrestre est bouleversé comme jamais auparavant.

Pourtant, dans l’histoire humaine de nombreuses organisations techniques autres qu’industrielles ont permis a des sociétés une prise de risques moindre et une résilience supérieure dans leurs reproduction quotidienne et leur cohabitation avec la nature. Sans même avoir à faire le tour des multiples peuples autochtones non-industriels à travers la planète, on pourrait remonter juste quelques siècles plus tôt en France pour constater à quel point l’artisanat et la paysannerie française permettaient aux individus une autonomie technique beaucoup plus conséquente que les homo numericus modernes.

La récente mobilisation populaire autour des feux en Gironde (et a travers la planète) devrait être l’occasion pour nous de soutenir la reprise d’un mouvement écologiste combatif : non plus seulement« pour le climat » (et les bénéfices des industriels de la green tech), mais plutôt« pour la nature » (et à travers elle la liberté humaine) ! Car défendre la nature et la possibilité de vivre en son sein, c’est renouer avec la possibilité de réelles pratiques écologiques et résilientes, par la paysannerie, l’artisanat et la sortie de notre dépendance énergétique au système industriel, et en cela retrouver notre liberté individuelle et collective d’habiter durablement ce monde.

Parce qu'à l’inverse, sauf à être un apôtre d’une IA messianique, le techno-monde n’a plus rien à nous offrir que pollutions, risques d’explosions ou privations d’énergie au bénéfice des data centers… Comme les paysans qui avant nous, au début du XXème siècle se révoltaient en Ukraine, au Mexique ou en Espagne pour la Terre et la Liberté, organisons-nous pour se libérer des industriels et renouer avec la nature et une organisation technique plus soutenable !

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